Coeurs unis…

« 

Notre coeur se meurt,

Les soignants, les confiants, les rassurants, les bienveillants…

Notre coeur se meurt.

 

La vie explose au printemps et l’humanité ralentit,

La vie explose au dedans et l’orgue résonne,

Celui de la Mort, de l’innommable, de l’indomptable,

Avec, au delà des maux, la confiance qui s’efface,

qui trépasse dans le coeur de ceux qui s’étouffent et s’entendent dire :

« C’est votre dernier jour. »

 

A l’aube où ceux qui construisent réussissent à demeurer debout,

A l’aube où ceux qui grandissent ralentissent et écoutent,

A l’aube où ceux qui nourrissent, abandonnent l’espoir d’être un jour par-faits.

Probabilité minime ou maligne ?

La « maladite » est là. Mortalité, infection, croissance, résurrection, rétablissement.

 

La foi est là,

Claustra, fenêtres, balcons arpentent les couloirs de l’interdit,

 

Celui de la raison qui s’efface au profit du coeur,

De la maison qui s’élargit et rassemble

 

Jusqu’aux limites de l’impossible

Aux limites de l’accueil

Aux limites de la compassion

De la fra-ternité

et de la comm-unication

 

Expansion à l’intérieur, le regard à l’extérieur n’est plus possible,

Interdit,

On repousse les murs,

On écrit des poèmes, des chansons, des lueurs d’espoirs et d’ingéniosité.

Tout reconstruire

Tout rebatir sur des bases…. solides ?

 

La terre se meurt,

La terre s’éveille

Et réveille la conscience d’hommes et de femmes ébahis et ré-unis

 

Ap-partenance

Depuis les appartements

Les cœurs se rassemblent

Nos coeurs s’unissent dans un dernier souffle d’espoir pour reconstruire le monde de demain.

Un demain qui ne soit pas déjà trop tard

Un demain possible

 

La vie chante

Le temps s’arrête

La nature reprend sa place,

 

Unis vers un nouvel équilibre,

ENSEMBLE… Dans notre humanité simple et fragile,

Notre humanité vivante,

Oui, vivante !

Elise Ferran

Le Montcel, 25 Mars 2020

J9 du confinement

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